Portrait : Colonel (er) Gilbert FIOLET

Publié le par Union Nationale des Parachutistes Ain Bugey

Portrait de nos anciens

 

Gilbert FIOLET

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Gilbert FIOLET est né le 30 mars 1932, à Oye-Plage dans le Pas de Calais, tout près de Dunkerque. Son enfance est marquée par la guerre, en 1940 à l'âge de huit ans il est le témoin impuissant de l'arrestation de son père dans la maison familiale. Celui-ci avait été dénoncé comme passeur favorisant le débarquement d’hommes venus clandestinement par bateau d’Angleterre (ce qui était vrai), il sera sommairement exécuté. L’enfant qu’il est alors assiste aussi à la pagaille du rembarquement des troupes alliées, dans les conditions que l’on connait. Le temps passe et la guerre sur le sol de la France  se termine enfin mais, au loin, une autre a débutée. Trois jours avant ses dix huit ans il se présente à la gendarmerie pour s’engager mais le gendarme qui le reçoit le renvoie, lui disant ‘’tu reviendras me voir quand tu auras l’âge de t'engager’’. Effectivement début avril 1950, quelques jours après, il se présente à nouveau chez les gendarmes pour s’engager mais cette fois accompagné de sa mère qu'il a réussi à convaincre pour quelle signe le contrat d'engagement car il n'est pas majeur. Le gendarme lui explique que s’il aime la bagarre il devrait s’engager dans les parachutistes, lui conseillant même un régiment situé à Tarbes. Arrivé à Tarbes, il signe des deux mains, se portant volontaire pour l’Indochine. Il intègre le 35ème Régiment d'Artillerie Parachutiste comme deuxième classe et suit l’instruction militaire, est breveté parachutiste en septembre 1950 (brevet numéro 49 688) puis est envoyé en stage d’instruction commando à Mont de Marsan. Passage par le peloton d’élève gradé d’où il sort Caporal. C’est le vingt neuf mai 1951 qu’il embarque à bord du Félix Roussel, paquebot mixte de transport de troupes et de voyageurs pour arriver après de multiples escales et changements de bateaux à Haïphong trois semaines plus tard. Il est détaché au 1er Bataillon Etranger de Parachutistes avec qui il va participer à différentes opérations puis au GM 35 qui sera de tous les coups et largué avec son matériel sur divers théâtres d’opération. Son contrat terminé, il en signe un nouveau, ce qui va l’emmener en Afrique du Nord, en Algérie où il arrive en 1954.  Avec le 35ème RAP il va sillonner le Constantinois et participer aux grandes opérations. Sa carrière se poursuit au sein du 35 puis on le retrouve Adjudant Chef instructeur à l’Ecole Nationale des Sous Officiers (ENSOA) de Saint Maixent en 1967, école qu’il quitte en 1970 comme Lieutenant. En 1970 il intègre le 34ème Régiment d’Artillerie à Constance en Allemagne, puis est instructeur à l’école d’application de l’artillerie à Draguignan en 1978. Avec le grade de Commandant, il rejoint le 68ème RAA de Phalsbourg en 1982 et sera en 1984 la cheville ouvrière du déménagement et de l’installation de ce régiment à La Valbonne. Il fait ses adieux aux armes en 1989 avec le grade de Lieutenant Colonel. Après la fin de son contrat il va encore s’impliquer dans la formation et l’encadrement de réservistes, au sein du 43ème Régiment d'Artillerie de Marine (RAMa) à la Valbonne. Ce régiment de la réserve sera dissous en 1994.

                                   

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Gilbert est marié, père de trois enfants (dont un fils parachutiste), huit petits-enfants et deux arrières petits-enfants. Il est aussi le Président d’Honneur de l’amicale du 68èmme RAA. Il est titulaire des décorations suivantes : 

 

●Officier de la Légion d’Honneur

●Médaille militaire

●Officier de l’Ordre National du Mérite

●Croix de Guerre TOE avec 2 citations

●Croix de la Valeur Militaire  Algérie-Tunisie, avec 4 citations

 

Gilbert Fiolet est un homme devant servir d'exemple. Engagé volontaire par devancement d'appel à 18 ans, comme simple soldat, il a terminé sa carrière militaire comme officier supérieur, c'est suffisamment rare pour le souligner.

 

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