Portrait: Jean TARPIN, ancien des Bataillons de Choc

Publié le par Union Nationale des Parachutistes Ain Bugey

Portrait: Jean TARPIN, ancien des Bataillons de Choc

Jean TARPIN est né le 25 janvier 1934 au lieu dit l’Hôpital à Chazey sur Ain. Scolarité en primaire à l’école publique de Chazey-sur-Ain, marquée par la présence des Allemands. A l’âge de 13 ans il se retrouve orphelin de mère, et son père ne peut pas assurer seul la garde de neufs enfants. Jean est envoyé à l’institution religieuse Saint Nicolas à Bourg en Bresse, où il restera un an, avant de partir en apprentissage en charpente ; puis il sera ouvrier charpentier.

Appelé du contingent de la classe 54, il est incorporé le 8 septembre 1954 à Perpignan, au 11ème Bataillon Parachutiste de Choc, et est breveté parachutiste à la Base Ecole des Troupes Aéroportées (BETAP) à Pau ; brevet para N° 102 632. 

Au cours d’un exercice à Collioure avec tir à balles réelles, est blessé au bras, il est  hospitalisé du 13 octobre 1954 au 20 octobre 1954. Après son instruction complète et son passage par les différents centres de formation du 11, est désigné pour faire partie du groupement de marche du  11ème BPC qui doit partir en Afrique du Nord. Il embarque à Marseille le 19 février 1955 et débarque à Alger le lendemain 20 février.

Avec sa ‘’centaine’’, il participe aux différentes opérations où les hommes du 11 sont engagés jusqu’au 3 juin 1955, puis le 4 embarque à Alger pour un retour ‘’à la maison mère’’ et arrive le lendemain à Port-Vendres, au plus près du centre d’entrainement de Collioure et des bases du 11. Il est nommé 1ère classe le 1 octobre 1955.

Le 1er octobre 1955, le 11e BPC est regroupé avec le 12e BPC pour donner naissance à la 11e demi-brigade parachutiste de choc, la 11e DBPC. L'ensemble de la nouvelle  unité comprend un état-major, des centres de perfectionnement, un centre d'entraînement spécialisé en Corse, le 12e BPC est stationné à Calvi et Corte , le 11e BPC est stationné lui en Roussillon. Jean est affecté à compter du 15 octobre 1955 au 12ème Bataillon Parachutiste de Choc à Calvi ou se trouvent les nageurs de combat et le Centre d’Entrainement spécialisé. Il débarque à Bastia le 15 octobre 1955, pour une longue période d’entrainement intensif.

 

Jean en 1955 au camp Maréchal ( debout au centre avec le fusil sur l'épaule)

Jean en 1955 au camp Maréchal ( debout au centre avec le fusil sur l'épaule)

Le 29 février 1956, après 16 mois sous l’uniforme et le béret bleu, il est libérable de ses obligations légales d’activité mais, au titre du décret du 27 novembre 1955, il est maintenu sous les drapeaux, affecté au détachement de marche du 12ème BPC. Et il repart encore une fois  pour l’AFN, embarque le 29 avril 1956 et arrive le lendemain à Alger. Il est nommé caporal le 1 mai 1956.

Dans le cadre de l’opération franco anglaise Mousquetaire et du débarquement prévu le 6 novembre à Port-Saïd et Port-Fouad pour récupérer le canal de Suez nationalisé par l’Egypte, Jean TARPIN fait partie du groupement mixte de choc pré positionnées à Chypre pour être parachutée, afin de prendre le contrôle de la station des eaux, et est transféré par avion d’Alger à Chypres le 26 octobre 1956.

L’opération étant comme on le sait arrêtée et annulée, il embarque au port de Limasol à Chypres le 28 décembre 1956 et débarque à Alger le 2 janvier 1957. A l’arrivée, est  nommé caporal chef avec effet au le 1 janvier 1957.

Le 9 février 1957 il est libérable, pour de bon, et arrive le 10 à Port Vendres pour un passage par  les locaux du 11. Après une permission et les formalités administratives diverses, il est rayé des contrôles du corps le 14 avril 1957.

En mai 1957, redevenu civil, il reprend son ancien métier de charpentier, jusqu’en 1962 quand il décide de se mettre à son compte. Son entreprise comptera jusqu’à 20 salariés, il prendra une retraite définitive en 1994. Entre temps il a eu deux garçons, Dominique et Frédéric, d’un premier mariage et a rencontré ensuite Renée avec qui il est marié depuis plus de trente ans.

Nous sommes fiers et honorés de compter Jean parmi nos membres. Nul doute que ceux qui le côtoient dans son village et qui n’ont pas lu ces lignes n’imaginent pas un seul instant ce qu’a vécu cet homme qualifié par tous d’affable, gentil, discret et prévenant avec les autres.

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